Inde (A.P.Hawzah)– Hodjatoleslam Seyyed Zeygham Razavi, éminent prédicateur indien, est intervenu lors d’une cérémonie de deuil en hommage à l’Imam Hussein (as), organisée dans la ville de Mubarakpur, en Inde. Dans son allocution, il a exposé les dimensions spirituelles, intellectuelles et sociales de la culture de l’Achoura, soulignant que l’école de l’Imam Hussein (as) demeure une source d’inspiration pour les peuples, en nourrissant les valeurs du sacrifice, de la résistance, de la lutte contre l’injustice et de l’éveil des consciences.

Au début de son intervention, il s’est référé au noble verset coranique : « Nul ne le touche si ce n’est les êtres purifiés » (« Lā yamassuhu illā al-muṭahharūn »). Il a expliqué que le Saint Coran renferme une vérité profonde et divine dont la compréhension authentique n’est accessible qu’à ceux dont le cœur est purifié et l’âme empreinte de pureté spirituelle. Selon lui, le terme « toucher » employé dans ce verset ne désigne pas uniquement le contact physique avec le Coran, mais surtout l’accès à sa véritable essence et à ses enseignements profonds, une compréhension qui exige la pureté intérieure et la lumière du cœur.
Le religieux a ajouté que, tout comme la compréhension véritable du Coran n’est pas à la portée de tous, l’assimilation profonde des paroles et des traditions des Ahl al-Bayt (as) requiert également la foi, la clairvoyance spirituelle et la connaissance. Il a ensuite cité un célèbre hadith du Prophète de l’islam (PSL), rapporté notamment dans le Jāmiʿ at-Tirmidhī et le Mustadrak al-Hākim : « Certes, pour le martyre de Hussein ibn Ali (as), il existe dans le cœur des croyants une ardeur et une douleur qui ne s’éteindront jamais. »
Expliquant cette tradition prophétique, l’Hodjatoleslam Seyyed Zeygham Razavi a déclaré que, bien qu’aujourd’hui des personnes issues de différentes écoles, ethnies et nations participent aux cérémonies de deuil de l’Imam Hussein (as), l’expression « les cœurs des croyants » employée par le Prophète désigne avant tout des cœurs vivifiés par la foi en Dieu, en la prophétie et par l’amour des Ahl al-Bayt (as). Cette ardeur, a-t-il précisé, ne relève pas d’une simple émotion ou d’un sentiment passager ; elle constitue une réalité spirituelle qui pousse l’être humain vers la justice, la défense de la vérité, le sacrifice et la protection des opprimés.
Il a poursuivi en soulignant que les véritables croyants n’oublient jamais les sacrifices consentis sur le chemin de la vérité et maintiennent vivant le souvenir des martyrs de Dieu. C’est pourquoi, près de quatorze siècles après le drame de Karbala, les cérémonies de deuil de l’Imam Hussein (as), loin de s’affaiblir, se tiennent chaque année avec davantage d’ampleur et de solennité dans de nombreuses régions du monde.
Évoquant les pressions et les restrictions imposées au fil de l’histoire contre les cérémonies de deuil de l’Achoura, ce prédicateur indien a affirmé que les adversaires ont constamment cherché à limiter ou à faire disparaître les rites husseinites. Toutefois, en raison de leur enracinement profond dans la foi, la vérité et la nature humaine, ces rassemblements n’ont jamais cessé d’exister. Au contraire, a-t-il ajouté, plus les pressions se sont intensifiées, plus l’amour et l’attachement à l’Imam Hussein (as) se sont renforcés parmi les peuples.
Poursuivant son discours, il a insisté sur le rôle essentiel des assemblées de deuil de l’Imam Hussein (as) dans le renforcement de la foi, de la lutte contre l’injustice, de la persévérance, de l’esprit de combat pour la cause juste et de la défense de la vérité au sein de la communauté musulmane. Selon lui, la culture de l’Achoura enseigne à l’être humain de ne jamais rester silencieux face à l’oppression et de demeurer constamment aux côtés de la justice et de la vérité.
Évoquant l’influence de la culture de l’Achoura sur le peuple iranien, l’Hodjatoleslam Seyyed Zeygham Razavi a déclaré : « Si l’on souhaite aujourd’hui contempler une manifestation éclatante de la culture du sacrifice, de la résistance et de l’esprit du martyre, il suffit de regarder le peuple courageux d’Iran. Inspirée par l’école de l’Achoura et les enseignements de Karbala, cette nation est devenue un symbole de courage, de persévérance et de puissance. Elle a su faire preuve de résilience face aux puissances dominatrices dans de nombreux domaines, qu’ils soient politiques, scientifiques, médiatiques, sociaux ou technologiques. »
En conclusion, il a rappelé que l’opposition aux cérémonies de deuil de l’Imam Hussein (as) a toujours émané de ceux dont les cœurs se sont éloignés de la vérité, de l’amour des Ahl al-Bayt (as) et de l’esprit de la foi. À l’inverse, le deuil husseinite demeure une véritable école d’éveil, d’unité, de conscience et de formation d’hommes et de femmes libres, attachés à la vérité, continuant d’éclairer aux peuples le chemin de la guidance et de la résistance.






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